Tuesday, January 09, 2007

Je te promets la lune, mon fils !

Quel est l'héritage le plus poétique et le plus original qu'un israélien puisse aujourd'hui laisser à ses enfants ? Réponse : un bout de lune. Près de 10% des Israéliens possèdent des terrains mis en vente à titre privé sur la lune, selon Tom Wegner, porte-parole de Crazyshop, une société spécialisée dans ce type de transactions, cité la semaine dernière par le Jerusalem Post. D'après M. Wegner, «certains Israéliens pensent qu'un terrain sur la lune est un cadeau original et un bon investissement, dont leurs petits enfants pourront tirer profit». Selon lui, quelque 10 000 Israéliens se sont portés acquéreurs de terrains sur la lune depuis que c'est devenu possible en 2000. 40 millions de km2 ont déjà été vendus à travers le monde. Toujours selon la même source, les prix, actuellement relativement accessibles (60 USD le demi hectare), risquent même de s'envoler parallèlement aux progrès du programme spatial des Etats-Unis !

Wednesday, December 27, 2006

Jerusalem sous un tapis blanc

Des juifs ultra-orthodoxes pressant le pas près du Mur des lamentations, leur chapeau noir couvert de flocons, des fidèles musulmans se réfugiant dans la mosquée d'al-Aqsa: la neige est tombée pour la première fois de l'hiver mercredi à Jérusalem.Un fin tapis blanc commençait à recouvrir lentement les rues de la vieille ville, dans le centre de Jérusalem, le Mur des lamentations, et le dôme doré de l'esplanade des mosquées, transformant la ville sainte en un paysage enneigé mitraillé par les appareils photos des touristes. Dans une des principales artères de la ville, la rue Jaffa, le trafic était au ralenti, le marché couvert vidé de ses chalands, alors que des enfants se lançaient dans des batailles de boules de neige. L'Université hébraïque, la plus grande d'Israël, a annoncé qu'elle fermait ses portes pour la journée.
Selon le météorologiste israélien Danny Roup, encore«plus de neige" est attendu "dans les heures qui viennent jusqu'à minuit. Demain, il fera très froid mais il ne neigera pas». Il neige à Jérusalem une ou deux fois par an. L'année dernière il y a eu quelques flocons mais les chutes les plus importantes au cours des dernières années ont été enregistrées en 2000 où nous avons eu un demi-mètre de neige», a-t-il ajouté.Selon lui, le mont Hermon, sur le plateau du Golan conquis sur la Syrie et annexé par Israël, a connu mercredi et jeudi des précipitations neigeuses de l'ordre de 10 cm à 1600 mètres d'altitude et de 20 cm au sommet (environ 2000 mètres).

Avec AFP

Tuesday, October 17, 2006

Un peu de finesse...


Keren Ann, guitare en bandoulière, est allée pousser la chansonnette, à la rencontre des soldats israéliens.

Friday, September 22, 2006

Saturday, September 02, 2006

Haïfa : Sous les Roquettes ... le Sable

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Tout a bien failli s’écrouler comme château de sable, au début de l’été. Le 13 juillet dernier, alors que devait s’ouvrir le célèbre Festival de Sculptures de sable de Haïfa, une pluie de roquettes s’abat sur la ville. Le pays est en guerre. Une douzaine de civils trouvent la mort dans la troisième plus grande ville du pays. Dans ce climat de tensions, les organisateurs décident de déplacer l’évènement. Finalement, le Festival a bien lieu, mais il est remis à la fin août, moment de relative accalmie.
Comme chaque chaque année, des sculpteurs israéliens et internationaux ont participé à l’évènement. Même si le sable fin ne manque pas à Haïfa, 900 tonnes de matière première ont également été spécialement livrées pour l’occasion. Le « calme » revenu, touristes et habitants ont donc quitté leurs abris anti-missiles, pour venir admirer ces gigantesques chefs d’œuvres sablonneux suscitant l’admiration des petits et des grands. Ironie du sort, sans doute, le thème choisi cette année était « Les contes de fées ». Sur la plage, une succession de châteaux de la Belle au Bois Dormant, des statues du Petit Chaperon Rouge, de la Belle en compagnie de sa Bête, ou encore de Cendrillon plus vraie que nature. Une touche de fantaisie rafraîchissante, idéale pour se changer les idées. Après des semaines d’angoisse, les habitants d’Haïfa ne pouvaient pas rêver mieux.

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Thursday, August 31, 2006

Le pays du lait et du miel ?

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Qui a dit qu'Israël était un pays de riches ? Le moins que l'on puisse constater c'est que le lait et le miel n'y coulent pas en abondance pour tout le monde. Selon un rapport bi-annuel des Assurances nationales israéliennes publié mercredi, quelque 1,63 million d'Israéliens, soit près d'un quart de la population du pays, vivait fin 2005 en dessous du seuil de pauvreté. Le précédent rapport réalisé par cette instance, publié en janvier, faisait état de 1,58 million d'Israéliens vivant en dessous de ce seuil.

Premières victimes : les enfants. Le rapport précise en effet que 768.000 enfants étaient concernés fin 2005, soit 35,2% des Israéliens de moins de 18 ans. Un chiffre en hausse de 2 % depuis le rapport publié six mois plus tôt.

En Israël, toute personne ayant des revenus inférieurs à la moitié du salaire moyen, est considérée comme vivant en dessous du seuil de pauvreté, soit pour une personne seule, un salaire ou des allocations inférieurs à 1.866 shekels (environ 426 dollars, 335 euros).

Ce rapport précise également que le secteur des Arabes israéliens, ainsi que le nord et le sud du pays sont les plus touchés, une situation qui devrait empirer avec la dernière guerre du Liban qui a paralysé le nord d'Israël. Quant à Jérusalem, il s'agit de l'une des villes les plus durement touchées par la pauvreté, notamment chez les ultra-religieux juifs et les arabes israéliens.

Thursday, August 10, 2006

Avoir 20 ans, dans Tsahal

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Tsahal toujours (actualité oblige), avec un autre excellent reportage, signé Renaud Girard du Figaro. C'est fin, bien vu et très bien écrit. En voici un extrait.

Lorsqu'on recule d'une dizaine de mètres dans la poussière de ce capharnaüm militaire pour avoir une vision d'ensemble de cette section de combat en prière, on est saisi par l'extraordinaire variété de ses types humains. L'ashkénaze aux cheveux blonds côtoie le falasha au visage d'ébène ; le turc séfarade aux cheveux lisses côtoie le marocain tout bouclé.
Dans la section, le niveau d'anglais des conscrits est un bon indice de leur origine sociale : les ashkénazes venus de la bourgeoisie de Tel-Aviv le parlent beaucoup mieux que les séfarades originaires des quartiers populaires de Haïfa ou des villages du nord de la Galilée. Mais, ici, face au danger et dans un inconfort absolu, ces jeunes gens se retrouvent tous à la même enseigne. Entre eux, ils partagent tout : les cigarettes, les corvées de nettoyage, les boîtes de thon, la musique de leurs lecteurs mp3, les plaisanteries sur les coups de fil mensongers qu'on donne à sa mère pour la rassurer en lui disant qu'on n'est toujours pas passé au Liban.
L'armée en Israël et la mort éventuelle au combat ne sont pas une affaire de riches ou de pauvres, d'ashkénazes ou de séfarades, d'intellectuels ou de manuels. C'est l'affaire de toute la nation et le dernier melting-pot d'une société occidentale capitaliste où l'idéal socialiste des kibboutzim des années 1950 est devenu ultraminoritaire. Ce qui unit les trente jeunes garçons de cette section de Golani, c'est le choix qu'ils ont fait de ne pas faire un "service militaire de planqué".

Lire la suite de l'article sur le site du Figaro.fr

Wednesday, August 09, 2006

Le "ras l'front" des soldats de Tsahal

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Prière du matin d'un réserviste, à la frontière entre le sud-Liban et Israël

REPORTAGE à Metula (Nord d'Israël) par une correspondante de l'AFP, Nadège Puljak

METULA (Israël), 8 août 2006 (AFP) - "La guerre va être longue". Harassés, les soldats israéliens qui effectuent des incursions nocturnes dans le sud du Liban, sont convaincus qu'ils ne quitteront pas l'uniforme de sitôt. "Ca va durer encore longtemps", affirme un officier qui vient de passer avec ses hommes plusieurs heures dans le sud du Liban, à la recherche de combattants du Hezbollah, avant de revenir se reposer en territoire israélien. Et tout ce que veut ce militaire, c'est, dit-il, "en finir le plus vite possible avec le Hezbollah et rentrer à la maison".
Mais du rêve à la réalité, le fossé semble se creuser chaque jour davantage et le risque d'enlisement augmente. "On dit que ce sont de bons combattants. C'est vrai, ils sont bien meilleurs que les Palestiniens. Mais nous sommes plus forts qu'eux", se targue un réserviste de 25 ans, aux traits tirés, mécanicien dans le civil. Son uniforme kaki est recouvert de la poussière rougeâtre qui s'élève en gros nuages à chaque passage de tank, au point qu'on n'y voit plus à trois mètres.
05h00 du matin à la frontière israélo-libanaise, près de Metula, dans le "doigt de la Galilée": un hélicoptère tournoie dans le ciel faiblement éclairé par l'aube qui pointe. Toute la nuit, le canon israélien a tonné. Peu à peu, les tanks en mission de l'autre côté des barbelés, en territoire libanais, affluent vers Israël. Un soldat de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban), juché sur un mirador, observe la scène.
Tombant de fatigue, les soldats s'endorment sur leur paquetage, à même le sol. D'autres s'enfoncent dans un profond sommeil au volant de leur jeep. Un peu plus loin, des caisses de munitions servent de lit à des jeunes gens également épuisés. "Le Hezbollah s'est préparé à la guerre pendant six ans, depuis que nous sommes sortis du Liban, en 2000. Et personne ne les en a empêchés", s'emporte Yossi, 33 ans, qui a dû quitter sa femme enceinte et son petit garçon de 4 ans pour rejoindre son unité. "Il ne faut pas se faire d'illusion. Cette guerre risque de durer longtemps", ajoute-t-il.
Quelque part, dans un champ en contrebas de la frontière, un soldat, debout sur son tank, a revêtu son talith, le châle de prière blanc rayé de bleu des juifs religieux. Il prie en se balançant doucement d'avant en arrière, son livre de prières à la main.
"J'espère qu'à l'avenir, nous n'aurons plus à revenir au Liban. On en a marre! L'Iran se sert du Hezbollah contre nous, les Etats-Unis se servent d'Israël contre l'Iran. Que l'Amérique et l'Iran se battent entre eux", s'emporte Dominique, un réserviste de 33 ans. Le jeune homme vit depuis un an et demi à Madrid, avec son épouse, une Espagnole qui n'est "jamais venue en Israël", et leur petit garçon Samuel, âgé de "cinq mois et deux semaines", dit-il avec tendresse. Mais il ne sait pas lorsqu'il les reverra car, comme c'est le cas, pour les autres soldats de son unité, sa feuille de route ne précise pas la fin de sa période de réserve.
A quelques kilomètres à vol d'oiseau de l'autre côté de la frontière, le village libanais de Mais al-Jabal est accroché à flanc de collines. Des volutes de fumée s'échappent de maisons du village que Tsahal a pris pour cible.
"J'étais en train de boire une bière dans un pub à Jérusalem quand l'armée m'a rappelé. Je veux juste une chose: rentrer et finir ma Guinness!", dit Ron, un barman de 31 ans qui porte un catogan dans ses longs cheveux noirs bouclés. Mais comme ses compagnons d'armes, il est convaincu que ce n'est pas pour demain.

Tuesday, August 08, 2006

La Bundeswehr au sud Liban ? warum nicht !

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Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le ministre des Affaires étrangères allemand Franck-Walter Steinmeier, lors d'une recontre à Jérusalem le 23 juillet dernier.

Allemands et Israéliens auraient-ils définitivement tourné la page de quarante ans de relations - comment dire - ... plutôt hésitantes ? D'après un sondage publié mardi dans le quotidien économique allemand Handelsblatt, près des trois quarts des Israéliens (72%) seraient favorables à une participation de la Bundeswehr - l'armée fédérale allemande - à une force internationale au sud Liban.
Le sondage révèle même qu'environ deux tiers des Israéliens considèrent que les Allemands ont une attitude amicale ou au moins neutre à l'égard de l'Etat hébreu dans le conflit qui oppose, depuis juillet, Israël au Hezbollah libanais. Le sondage indique toutefois que les Israéliens les plus pratiquants sont aussi les plus réticents à une participation de l'armée allemande, en raison du poids historique de la Shoah automatiquement associée à l'histoire de l'Allemagne. De nombreux rescapés des camps vivant en Israël sont également opposés à une intervention de la Bundeswehr, selon le quotidien économique allemand.Toujours selon ce sondage, sept Israéliens sur dix (70%) sont généralement favorables à ce qu'une force placée sous un mandat des Nations unies soit dépêchée au Liban sud.

Début août, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert avait indiqué "souhaiter" que l'Allemagne participe à une telle force internationale. "Kompliziert" répond alors l'Allemagne, légèrement embarrassée. Car envoyer des troupes dans une zone en guerre avec Israël, soixante ans après la Shoah, pose, on peut le comprendre, un cas de conscience à l'Allemagne. Imaginer des soldats allemands être amenés à devoir tirer sur des Israéliens passe encore plutôt mal outre-Rhin. Certains politiques ainsi que des dirigeants de la communauté juive allemande, estiment qu'une tel engagement n'est pas envisageable tant que des survivants des camps vivront dans l'Etat juif.
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Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, ses positions ambiguës traduisent bien le malaise allemand vis-à-vis d'Israël qui dure depuis plus de 40 ans : le 30 juillet dernier elle estimait que son pays avait un "devoir historique " de "s'engager pour le droit à l'existence d'Israël", tout en affirmant que l'Allemagne n'avait pas l'intention, pour le moment, de contribuer à la force multinationale au Sud Liban. En plus de son lourd passé, l'Allemagne espère, sans froisser Ehoud Olmert, préserver ses bonnes relations avec les pays arabes. Difficile donc de savoir sur quel pied danser. La chancelière aurait également évoqué préferer un engagement civil de son pays dans la reconstruction du Liban à un envoi de troupes.
Si Israël semble avoir réglé son problème avec l'Allemagne, cette dernière a encore un long et difficile chemin à parcourir.


FOCUS : les médias allemands refusent une couverture du Liban en Noir et Blanc

Si le traitement médiatique du conflit en France est plutôt pro-libanais, tel n'est pas le cas en Allemagne. Est-ce par prudence, en raison de leur situation historico-politique délicate ? Toujours est-il que l'approche allemande est, en contrepartie, nettement plus réfléchie et beaucoup moins impulsive. Un peu de nuances dans ce monde de brutes, cela fait du bien. Merci, donc, chers confrères allemands ! Ci-dessous, l'exemple du Journal Stern qui publie sur son site internet un Porte-folio intitulé "Nahost-Krieg: Das Leid auf beiden Seiten", autrement dit "Guerre au Proche-Orient : la souffrance [vue] des deux côtés". Histoire de rappeler que la douleur en temps de guerre n'a pas de frontières.

Sunday, August 06, 2006

Circoncis : 60% de chances en moins de contracter le SIDA


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Un bébé à Cape Town, en Afrique du Sud, quelques heures après sa Brit Mila.

La circoncision, possible frein à l'épidémie de sida ? C'est ce que semble démontrer une étude consacrée à " l'impact potentiel de la circoncision masculine sur le VIH en Afrique sub-saharienne", parue le 11 juillet dernier dans le journal médical américain Plos Medecine. Ce document basé sur une expérience en Afrique du Sud indique que les hommes circoncis ont environ 60% de chances en moins d'être contaminés par le SIDA. Ces résultats s'appuient notamment sur le travail d'une équipe dirigée par Bertrand Auvert de l'Inserm, démontrant pour la première fois que l'ablation du prépuce était capable de réduire de 60% en moyenne la transmission du virus de la femme à l'homme. Ces résultats avaient été obtenus à l'issue d'une étude comparative sur de jeunes volontaires en bonne santé de la région d'Orange Farm en Afrique du Sud, répartis en deux groupes les uns circoncis au début de l'étude, les autres non. Tous avaient bénéficié d'une information sur la prévention des MST et reçu gratuitement des préservatifs. Dès le troisième mois, les chercheurs avaient relevé plus d'infections par le virus VIH dans le deuxième groupe. Et après vingt et un mois, ils avaient constaté trois fois plus de contaminations chez les non-circoncis.

Comment expliquer cette différence ? Selon Bertrand Auvert, " la protection liée à la circoncision tiendrait à la nature de la face interne du prépuce, constitué d'une muqueuse fragile et perméable constituée de nombreuses cellules dendritiques, des cellules du système immunitaire très sensibles au VIH". Le virus du SIDA pourrait aussi être plus résistant dans l'environnement humide et chaud du dessous du prépuce. Les chercheurs en concluent donc que si les hommes étaient tous circoncis, ils seraient moins nombreux à contracter le virus, ce qui permettrait de freiner la pandémie. La circoncision pourrait éviter en Afrique sub-saharienne dans les vingt prochaines années six millions de nouvelles contaminations dont deux millions d'ici à dix ans, empêchant trois millions de décès. Au Swaziland, petit pays africain qui détient le triste record du plus fort taux de séroprévalence au monde, ils seraient de plus en plus nombreux à se faire circoncire, depuis la parution de l'étude de 2005. Les parents indiqueraient aux médecins vouloir le faire pour des motifs religieux, mais aussi pour protéger leur enfant de "la maladie".

Certaines associations de lutte contre le SIDA craignent toutefois que l'étude sud-africaine ne fasse reculer l'usage du préservatif et que les circoncis se croient, à tort, immunisés contre la maladie. Un effet pervers contre lequel le Dr Catherine Hankins, conseillère scientifique principale de l'Onusida, entend lutter. " Nous aimerions que les hommes ne se sentent pas invulnérables" affirmait-elle récemment au webzine africain Afrik.com. "C'est pour cela qu'il faut des programmes de sensibilisation très forts quant au comportement sexuel. Il faut que les hommes comprennent que la circoncision serait un ajout aux autres mesures de prévention et qu'il faut rester fidèle". Amis circoncis, donc, rappelez-vous que le seul moyen de se protéger efficacement contre le SIDA, reste le préservatif, fiable, lui, à 100%.

Friday, August 04, 2006

Le 9 av sous tensions

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Une trentaine de membres du groupuscule d'extrême-droite les "Fidèles du Mont du Temple" ont tenté, jeudi 3 août, de pénétrer sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l'Islam, pour marquer le 9 du mois d'Av, qui commémore selon le calendrier hébraïque, la destruction du premier Temple de Salomon et de celui d'Hérode. La police israélienne les en a cependant empêchés.
Après avoir été repoussés par la police israélienne, déployée en force, le groupe a manifesté à une cinquantaine de mètres de l'entrée du lieu saint.
En dépit d'une décision de la Cour suprême d'Israël d'autoriser les membres des "Fidèles du Mont du Temple" à se rendre sur l'esplanade, la police a décidé d'interdire cette visite pour éviter des heurts avec les fidèles musulmans qui s'y étaient rassemblés. C'est sur cette même esplanade qu'avait eu lieu le 28 septembre 2000, la visite du Premier ministre israélien Ariel Sharon, qui avait par la suite déclenché la seconde Intifada.
"Le mont du Temple (nom donné par les Juifs à l'esplanade) est devenu une base pour le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamique et pour tous les ennemis du peuple juifs", a hurlé dans un mégaphone le chef du groupuscule, Gershon Salomon. "C'est un crime que de ne pas laisser les Juifs entrer sur le mont du Temple, qui est le coeur et l'âme du peuple juif", a-t-il ajouté.
L'esplanade des Mosquées, sur laquelle se dressent la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine. Elle a été bâtie, sur le site du Temple juif détruit par les Romains en l'an 70 après Jésus-Christ, plusieurs siècle après la destruction de cet édifice dont il ne reste aujourd'hui que le mur ouest, dit des Lamentations, haut lieu du judaïsme. Commémoré par le jeûne et la prière, le 9 du mois d'Av est l'occasion, à Jérusalem, d'un grand rassemblement, depuis la veille au soir, devant le Mur des Lamentations.

- Avec AFP -

Monday, July 31, 2006

Amos Oz : le Hezbollah mène une guerre à la fois contre Israël et le Liban

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L'action militaire israélienne contre le Hezbollah, dans le sud du Liban, est soutenue jusque dans les milieux les plus pacifistes. Voici la prise de position d'Amos Oz, célèbre écrivain israélien, qui s'exprimait le 20 juillet dernier dans le Figaro.

A de nombreuses reprises dans le passé, le mouvement israélien pour la paix a critiqué les opérations militaires israéliennes. Pas cette fois. Cette fois, la bataille ne relève pas de l'expansion d'Israël et de la colonisation. Aucun territoire libanais n'est occupé par Israël. Il n'existe aucun contentieux territorial bilatéral. Mercredi dernier, sans être provoqué, le Hezbollah a lancé une violente attaque en territoire israélien. Il s'agissait aussi, en réalité, d'une attaque contre l'autorité et l'intégrité du gouvernement libanais puisque le Hezbollah, en attaquant Israël, a pris en otage la capacité de ce gouvernement à contrôler son propre territoire et a décider de la paix ou de la guerre.
Le mouvement israëlien pour la paix s'oppose à l'occupation et à la colonisation de la Cisjordanie. Il s'était opposé à l'invasion du Liban en 1982 parce que cette invasion visait à détourner l'attention du monde du problème palestinien. Cette fois, Israël n'envahit pas le Liban. Il se défend contre un harcèlement quotidien et le bombardement de dizaines de nos villes et de nos villages en tentant d'écraser le Hez bollah partout où il est en activité.
Le mouvement israélien pour la paix devrait soutenir purement et simplement cette tentative d'autodéfense d'Israël, aussi longtemps que cette opération s'en prend surtout au Hezbollah et s'efforce autant que possible d'épargner les civils libanais (une tache pas toujours facile puisque les lanceurs de missiles du Hezbollah se servent trop souvent des civils libanais comme d'autant de sacs de sable humains).
Les missiles du Hezbollah sont fournis par l'Iran et la Syrie, deux ennemis jurés de toutes les initiatives de paix au Moyen-Orient. Il ne peut y avoir aucune symétrie morale entre le Hezbollah et Israël. Le Hezbollah vise les civils israéliens où qu'ils soient, alors qu'Israël vise principalement le Hezbollah.
Les ombres obscures de l'Iran, de la Syrie et de l'islam fanatique planent au-dessus des villes et des villages en feu de part et d'autre de la frontière israëlo-libanaise. Ces ombres noires, dans le même temps, suppriment la société civile libanaise, qui s'était libérée il y a peu, par une lutte héroïque, d'une longue colonisation syrienne.
La vraie bataille qui se livre ces jours-ci n'oppose pas du tout Beyrouth à Haïfa. C'est une bataille entre d'un côté une coalition de nations - Israël, le Liban, l'Egypte et l'Arabie saoudite - qui cherchent la paix et l'islam fanatique encouragé par l'Iran et la Syrie, de l'autre. Si, comme nous l'espérons tous, colombes et faucons israéliens réunis, le Hezbollah est vaincu rapidement, Israël et le Liban seront tous les deux gagnants. Plus encore, la défaite d'une organisation terroriste militante est de nature à doper considérablement les chances de la paix dans la région.

Bio Express

Amos Oz est incontestablement l'écrivain israélien le plus connu à travers le monde : son oeuvre est traduite en trente-cinq langues et il a reçu de nombreuses distinctions et prix littéraires. Né dans une famille d'origine russe et polonaise, Amos Oz change son patronyme en 1954 : Klausner devient Oz, terme hébreu qui signifie ' force, courage '. Diplômé de littérature et de philosophie, il rejoint en 1957 le kibboutz Hulda. Après la guerre de Six Jours, il milite dans le mouvement anti-annexionniste et commence à publier. Pendant la guerre du Yom Kippour, il combat à nouveau. En 1977, il est membre fondateur du mouvement, 'La paix maintenant', collectif international militant. A la fin des années 80, Oz et sa famille s'installent à Arad, dans le désert du Neguev. Il est professeur à l'Université Ben-Gurion, à Beer Sheva. Signataire des Accords de Genève, il intervient régulièrement dans la presse internationale. Amos Oz est partisan de la création de deux états israélien et palestinien. -Gurion du Neguev

Friday, July 21, 2006

"Jérusalem n'est pas Sodome"


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Face au courroux des religieux de tous poils, la worldpride 2006 prévue cet été à Jérusalem, aura-t-elle lieu ? Sans doute, mais probablement pas dans la ville sainte, où le grand défilé international homosexuel devait initialement être
organisé. Cet évènement polémique pourrait être transféré à Tel Aviv "la profane".

Les pressions-politico-religieuses ont apparemment réussi à peser dans la balance. "Nous demandons à Son Excellence de publier un appel fort et sans équivoque contre cet horrible phénomène, dans l'espoir que l'accumulation des protestations faite par l'ensemble des responsables religieux sera de nature à empêcher ces délinquants obstinés de corrompre l'humanité" avait notamment indiqué le grand rabbin Schlomo Amar dans une lettre envoyée au pape Benoît XVI.

Le 4 juillet, plus de 50 responsables religieux musulmans, juifs et chrétiens s'étaient également réunis au Comité de l'intérieur de la Knesset, pour faire part aux députés de leur opposition à la tenue de la worldpride à Jérusalem, exigeant son annulation ou sa réorganisation dans une autre ville. "Je promet que du sang sera versé, non seulement ce jour là, mais aussi des mois après" avait menacé le rabbin Yehouda Levin de New York. Le député Ibrahim Tsartsour avait lui assuré que "Si les gays osaient approcher du mont du Temple, ils devraient nous passer sur le corps". Un ambassadeur du Vatican avait lui souligné que faire la gaypride international était "en contradiction avec le caractère sacré de Jérusalem".

Les milieux religieux et les anti-parades interprètent l'organisation d'un tel évènement dans la ville triplement sainte, comme une provocation visant à heurter les sensibilités. Tout comme lorsque la première World Pride avait été
lancée à Rome en l'an 2000, avec l'objectif avoué "d'apporter au coeur de l'Europe, jusqu'au seuil du Pape, le message que les gays et les lesbiennes sont - et ont toujours été - une partie essentielle de l'humanité".

A part les milieux de gauche qui se sont déclarés favorables à l'organisation de cet évènement, la plupart des habitants de Jérusalem considèrent que la tenue de la worldpride dans la ville sainte est déplacée. Dans un sondage réalisé en 2005, trois quarts des personnes interrogées y étaient opposées, contre un quart se déclarant favorable à cette manifestation.

Ce n'est pas la première fois que ce type de festivités à Jérusalem déclenche une telle polémique. Les années précédentes, des incidents avaient déjà éclatés lors de la gaypride, opposant religieux et homosexuels. Un juif utra-orthodoxe avait notamment poignardé trois participants en juin 2005.
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Friday, July 07, 2006

Comment peut-on être arabe israélien ?

Photobucket - Video and Image Hosting La question concerne un million deux cent mille personnes en Israël. Le malaise identitaire est palpable chez les majorité de ceux que l'on nomme les "Arabes israéliens". Dans son premier roman " Les Arabes dansent aussi ", paru en France en mars 2006, Sayed Kashua, jeune auteur arabe israélien, choisit de donner la parole à ces citoyens, "pas comme les autres". Dans un style simple, très parlé et qui va droit au coeur, il livre le récit d'un jeune arabe israélien, que nous suivons de 1948 aux années 90.

Elevé à Tira, un village arabe de Galilée, l'enfant grandit écartelé entre une grande-mère respectueuse des traditions et un père membre du parti communiste. Elève brillant, il bénéficie d'une bourse exceptionnelle pour aller étudier dans un pensionnat de Jérusalem. C'est là qu'il découvre un autre monde, celui des Juifs. La modernité, la douceur des professeurs (comparée aux instituteurs arabes qui ne ménagent pas les élèves en n'hésitant pas à les battre au moindre prétexte).

Mais aussi l'humiliation, souvent cruelle, par ses petits camarades juifs, dont il se sent terriblement "différent". Il va tenter de leur ressembler pour s'en faire accepter, en imitant leur accent, leur manière de manger, leurs goûts musicaux... Jusqu'au jour, où éconduit par une jeune fille juive dont il est tombé amoureux, il sombre dans une grave dépression dont il ne guérira jamais. C'est le temps des désillusions. Adulte, il s'installe dans la banlieue de Jérusalem, dans un village coupé en deux. Il épouse une femme arabe dont il a honte, presque par fatalité.

Photobucket - Video and Image HostingLes Arabes le traitent de colon, les Juifs le soupçonnent d'être un traître potentiel. Le narrateur finit donc par maudire son père pour être resté dans le pays, sans pour autant apporter un quelconque soutien à la cause palestinienne. Juifs, Arabes, tout le monde en prend pour son grade. Car le narrateur est lucide et sincère. Où qu'il aille, il se sent désepérement déraciné. La brutalité des Arabes le rebute. Le rejet des Juifs renforce chez lui un profond sentiment d'exclusion. Il oscille sans cesse entre la quête schizophrénique d'identité et le déni de soi.


A 25 ans, Sayed Kashua fait partie de la jeune génération des romanciers israéliens qui monte. Arabe et citoyen israélien, il a fait ses études à l'université hébraïque de Jérusalem et est journaliste à Tel-Aviv. Il a choisi d'écrire en hébreu. Outre "Les Arabes dansent aussi" (Editions Belfond et 10-18), il est l'auteur de "Il y eut un matin" aux éditions de l'Olivier, paru en 2006.

Sunday, July 02, 2006

Le Falafel Boycotté à Bagdad

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Les irakiens amateurs du célèbre sandwich "falafel" vont devoir manger leur pain noir. Les religieux viennent en effet d'interdire la vente de ces délicieuses et très populaires pitot remplies de boulettes de pois chiches croustillantes, d'aubergine et de chou rouge.

Les fanatiques ont en effet décidé que tout objet n'existant pas du temps de Mahommet devait être interdit : ainsi tee-shirts, shorts, glace pilée, mayonnaise ou encore cigarettes viennent également s'ajouter à la liste noire.

Et les religieux irakiens ne plaisantent pas. Menacés de mort, les vendeurs de falafels ont eu deux semaines pour plier boutique. Plusieurs personnes auraient été abattues à l'arme automatique pour n'avoir pas obéi. " A l'arme automatique ? " ironisent certains journaux. "Une invention qui date du temps de Mahommet, sans doute ? ".

Pour certains observateurs, l'argument religieux ne serait pas la seule explication au boycott des falafels. Il pourrait s'agir d'un enjeu plus "politique" : le falafel est en effet le sandwich le plus populaire de la

Photobucket - Video and Image Hostinggastronomie israélienne. "Falafel - Israel's national snack ", comme l'affirme le best-seller de la carte postale en Israël. LE repas israélien par excellence qui rassemble Juifs et Arabes.

Saturday, July 01, 2006

Bientôt un lycée français à Tel Aviv

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Les 800 000 Israéliens francophones en rêvaient depuis longtemps. La création d'un grand lycée Français à Tel-Aviv pourrait bien devenir prochainement réalité.

A l'origine du projet, une collaboration 100 % franco-israélienne entre Max Semory, Gérard Pomper de l'Union des Français d'Israël et André Ferrand, sénateur représentant les Français établis hors de France. "Notre idée est de créer un grand lycée français international ouvert sur l'extérieur", explique le sénateur, également auteur d'un rapport sur l'enseignement du français dans le monde et président de l'Association nationale des écoles françaises à l'étranger. "Nous prendrions ce qu'il y a de meilleur dans les programmes pédagogiques français et israélien pour bâtir ensuite un programme mixte permettant aux élèves d'accéder aux meilleures écoles et universités dans le supérieur, en Israël comme à l'étranger. L'apprentissage se ferait ainsi en deux langues obligatoires, parmi lesquelles l'hébreu, le français et l'anglais."

Le rêve d'un lycée français à Tel-Aviv n'est pas une aspiration nouvelle. Par le passé, plusieurs projets ont déjà été élaborés, sans succès. Il existe certes déjà un certain nombre d'établissements "francophones" en Israël : le lycée français de Jérusalem, le collège des Frères de Jaffa, le collège Marc Chagall à Tel-Aviv... Mais "le fait qu'il n'y ait pas de lycée français à Tel-Aviv même représente un manque important pour le pays qu'il nous faut combler". Sans compter que pour les élèves du Goush Dan scolarisés dans le lycée français de la ville sainte, les allers-retours quotidiens entre Tel-Aviv et Jérusalem ne sont pas de tout repos. "Il y a aussi le fait que jusqu'à présent, les enfants scolarisés dans les établissements francophones étaient majoritairement des Arabes chrétiens. Une ségrégation s'était mise en place, presque naturellement. Avec ce projet innovant, ouvert sur l'international, nous espérons rétablir une certaine mixité en accueillant des enfants d'origines diverses", souligne André Ferrand. "Souvent les francophones qui arrivent en Israël cherchent dans un premier temps à s'intégrer le plus vite possible, à parler l'hébreu, ce qui explique une certaine désaffection pour les établissements francophones. Voilà pourquoi, tout en développant la francophonie, nous avons absolument besoin d'internationaliser notre enseignement. L'enseignement en trois langues le permettra."

Pour ce nouvel établissement, les francophiles rêvent d'un emplacement historique. "Nous souhaiterions construire le lycée au sud-est de Tel-Aviv, sur le même site que le lycée agricole Mikvé Israël, un lieu très fort symboliquement. L'établissement a été fondé au 19e siècle par un précurseur du sionisme, membre de l'Alliance israëlite universelle, le Français Charles Netter", souligne André Ferrand. Première localité agricole juive, l'institution a joué un rôle important dans le développement de l'agriculture du pays et la formation de générations d'agriculteurs en Terre sainte. Tout un symbole.

La première pierre est encore loin d'être posée mais selon le sénateur, le projet serait en bonne voie. "J'ai rencontré récemment en Israël le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et Nicole Guedj, qui sont tous deux très enthousiastes. Nous pouvons également compter sur le soutien de la fondation Rachi, de l'Alliance israëlite universelle...".

Avec plus de 100 000 Français installés en Israël, un Israëlien sur cinq parlant le français et 33 000 élèves du secondaire apprenant la langue de Molière, les institutions francophones sont, paradoxalement, encore à la traîne en Israël. L'absence d'un grand lycée français digne de ce nom à Tel-Aviv en témoigne. "Il y a 400 écoles françaises dans le monde", rappelle André Ferrand. "Certaines sont implantées dans des pays où la communauté francophone est bien moins importante que celle qui existe en Israël. C'est absurde."

En cause, les rapports souvent tendus entre la France et Israël. "La situation ces dernières années s'est pourtant considérablement améliorée. Nous sortons d'une période où les relations entre les deux pays étaient plutôt fraîches, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais le vent a tourné, il faut saisir l'opportunité qui s'offre à nous. La création de ce lycée français pourrait être un nouveau symbole fort du rapprochement entre la France et Israël." Il était temps.

Noémie Taylor
20 juin, 2006
Pour le Jerusalem Post - Edition Française

Tuesday, June 27, 2006

Le Chat qui voulait faire sa Bar-Mitsvah


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C’est l’histoire d’un drôle de matou d’encre et de papier, sorti tout droit de l’imagination du génial dessinateur Joann Sfar. Les aventures d’un chat de rabbin sépharade qui promène ses pattes sur les pierres brûlantes algéroises du début du 20e siècle. Amoureux de la fille de son maître, la belle Zlabya, aussi douce et sucrée que la patisserie orentale dont elle porte le nom, l’animal passe ses journées à se faire dorloter tout en se posant une série de questions sur son identité de chat juif.
Car voilà le chat du rabbin réclame le droit à faire sa bar-mitsvah et par la même occasion à déchiffrer la Kabbale. Depuis qu’il a acquis la parole (après avoir dévoré le perroquet du rabbin), il ne se prive pas d’exprimer tout haut des vérités bien senties sur la religion, l’identité juive ou encore l’absurdité du monde…

De chaque vignette se détache une force expressive, un amour du détail qui emerveille l’oeil. Sans parler des couleurs habilement maniées par Brigitte Findalky qui sont une perpétuelle invitation au voyage : ce sont les tons chauds et envoutants de l’Orient, que l’on retrouve aussi bien dans les costumes traditionnels des personnages que les ruelles d’Alger écrasées de chaleur ou encore les applats gris et bleutés qui retranscrivent à merveille le vieux Paris début de siècle …
Photobucket - Video and Image HostingA son arrivée dans les bacs,
voilà un petit chef d’œuvre qui renouvelle incontestablement le monde de la bande desssinée. Véritable succès de librairie, Le Chat du Rabbin s’est vendu à 450 000 exemplaires. Et l’univers coloré de Joann Sfar ne séduit pas que les initiés de la BD d’« avant-garde » … Le vieux rabbin algérois et son petit chat gris ont également su captiver le grand public. « Le plus grand service qu'on puisse rendre au lecteur, c'est de ne jamais penser à lui » soulignait récemment Joann Sfar pour expliquer le succès du Chat du Rabbin. « Ne pas chercher à plaire mais ne pas oublier de se faire plaisir ».
Et visiblement, Joann Sfar prend un immense plaisir à les dessiner ses personnages, puis à les faire grandir et évoluer… Après La Bar-Mitsva dans laquelle on suit le chat du rabbin à travers son questionnement sur l’identité juive, le jeune dessinateur a récidivé avec Le Malka des Lions, suite des aventures du chat, du rabbin et de sa fille. Puis il y a eu L’Exode et enfin Le Paradis terrestre. Le tome 5 Jérusalem d’Afrique est attendu avec impatience pour le mois d’octobre, par les accros du matou.

L’œuvre de Sfar est un concentré de poésie, d’humour, de tendresse et d’intelligence. Une fable sur la religion juive « brillante » comme le souligne Eliette Abécassis qui a préfacé le premier Tome du Chat du Rabbin. «Joann Sfar a un don unique pour aller à l’essentiel, dans la plus grande simplicité et la plus grande ironie » écrit-elle « Car l’essentiel du judaïsme est là, à travers cette histoire d’un chat qui veut faire sa bar-mitsva, un chat très juif, puisqu’il ne cesse de questionner son rabbin et de remettre en question le texte».

Monday, June 12, 2006

Jérusalem l’helvétique ?

Ces derniers temps les reportages sur ce blog se font rares. La faute au manque de temps et surtout au manque d'argent... Je ne dirais pas non à quelques shekels pour repartir arpenter les vieilles rues de Jerusalem ou le fin fond du Golan... Petite consolation : cet article qui m'a fait bondir, paru le 07 juin, dans le très populaire quotidien israélien Yediot Aharonot (décidement encore lui!). La vieille rue Jaffa va être reconstruite sur le modèle de la Bahnhofstrasse de Zurich ! L'idée est originale, mais le résultat me fait un peu douter. Les travaux engagés permettront-ils de conserver l'âme de la vieille rue mythique ?
Par Ofer Petersburg

D’ici deux à trois ans, le centre de Jérusalem devrait être méconnaissable. Il pourrait bien devenir un lieu ultra-fréquenté, semblable à la célèbre Bahnofstrasse de Zürich, en Suisse. Le plan visant à reconstruire les rues centrales de la ville sainte est en bonne voie. Il concerne principalement la rue Jaffa et ses nombreuses ramifications. L’intégralité de la zone devrait être transformée en un centre commercial piéton avec un tramway, un centre des congrès et des boutiques haut de gamme.

Par le passé, des délégations de la municipalité yérosolimitaine, dirigée par le Directeur général Eitan Meir, ont rencontré les représentants de la municipalité de Zürich et reçu des plans de construction et des informations concernant la Bahnhofstrasse.

Des éléments entiers de la rue suisse seront reconstruits Rue Jaffa : station de tramway, toits en tuiles rouges, places, fontaines, rues pavées à l’ancienne…

Seule différence : il n’est pas encore question d’exporter le Limmat, célèbre lac bleu zurichois avec ses cygnes, à Jérusalem.

Une fois la rue Jaffa transformée en artère piétonne, seul le tramway pourra y circuler. Les autres transports publics et privés seront interdits.

Le projet est le fruit d’une collaboration entre le gouvernement, la municipalité de Jérusalem et l’Autorité de Développement de la ville sainte : il devrait coûter 400 millions de shekels (soit 70 millions d’euros).

Ce plan devrait également permettre d’attribuer des subventions aux étudiants qui choisiront de s’installer dans le centre de la capitale. [ Ndrl : la jeunesse israélienne a tendance ces dernières années à déserter Jérusalem, jugée trop religieuse]. Enfin, l’école d’Art Bezalel profitera de la modernisation du centre ville pour s’y réinstaller.

Thursday, June 01, 2006

insolite - Un perroquet peu orthodoxe -

Oren Zarif, un juif orthodoxe de Ramat Gan, près de Tel-Aviv, qui avait chèrement acquis un magnifique perroquet s'est aperçu à son grand dam que le volatile ne cessait de proférer des insultes, causant émoi et scandale dans le quartier, rapporte jeudi 1er juin le journal israélien Yédiot Aharonot.

Abreuvé d'injures du genre "fils de p..." et "pédéraste", le malheureux a couru demander conseil à son rabbin. Ce dernier, pour préserver les chastes oreilles des enfants de la maisonnée, lui a recommandé de réduire au silence l'oiseau insolent : soit en lui coupant la langue, soit … en l'égorgeant !

L'épouse du juif orthodoxe qui tenait beaucoup au perroquet est scandalisée par l'arrêté du rabbin : elle a alors brandi la menace du divorce. Le perroquet de la discorde a finalement trouvé refuge au zoo, où il peut désormais insulter les visiteurs à loisir.

Sunday, May 28, 2006

Des nouvelles d'Ariel

Ariel Sharon a quitté ce matin l'hôpital Ein Kerem de Jérusalem pour être transferé dans un établissement de long séjour


L'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, dans le coma depuis une hémorragie cérébrale massive le 4 janvier dernier, a quitté l’hôpital Hadassah pour être transféré dimanche 28 mai au Centre médical Sheba de l'hôpital Tel Hashomer, un établissement de long séjour, près de Tel Aviv.
Radio Israël rapporte que l'un de ses fils accompagnait l'ancien général âgé de 78 ans lors de ce transfert.


Le gouvernement israélien a déclaré M. Sharon en état d'incapacité permanente le 11 avril, un décision mettant un terme officiel à son mandat de Premier ministre de cinq ans. Après l'hémorragie cérébrale de M. Sharon, Ehoud Olmert, alors vice-Premier ministre, est devenu Premier ministre par intérim. Depuis, le parti centriste Kadima fondé par Ariel Sharon a remporté les élections législatives du 28 mars et Ehoud Olmert est devenu chef de gouvernement après avoir formé une coalition.

Ariel Sharon, qui n'a jamais repris conscience, a subi plusieurs interventions chirurgicales depuis son accident vasculaire cérébral. La dernière opération en date, en avril, a consisté à remettre en place la partie du crâne enlevée en janvier pour soulager la pression dans le cerveau, augmentant avec l'hémorragie. Dès février, les spécialistes soulignaient que le coma prolongé réduisait les chances de M. Sharon de se remettre. Après environ cinq mois de coma, le pronostic est encore plus sombre. Ses chances de se réveiller sont très faibles.

Des médecins qui ont soigné M. Sharon après une première attaque cérébrale en décembre 2005 ont reconnu avoir commis une erreur en lui administrant des doses importantes d'anticoagulants, selon une enquête diffusée le 20 avril dernier par la deuxième chaîne de télévision israélienne. La direction de l'hôpital Hadassah a dementi ces informations, affirmant que les médecins interrogés ont reconnu une erreur "dans l'imagination du journaliste".

Avec AP et Reuters.